26 mars 2007
Week-end printanier
20 mars 2007
C’était comment ce week-end ?
Nous avons passé le week-end prolongé de la Saint-Patrick (lundi dernier était férié car la 'vraie' Saint Patrick tombait le samedi) dans la région de Bunratty, county Clare (au sud-ouest de l’Irlande). Même si après coup j’en garde un souvenir ému, je dois dire que certains moments furent éprouvants. Heureusement que mon couple en ressort plus uni, sinon ce week-end n’aurait servi qu’à engraisser les fabricants de lingettes.
Voici pêle-mêle quelques traits de ce court voyage :
- la région de Limerick est assez pluvieuse;
- certains enfants de moins de 2 ans sont malades en voiture, même après un trajet de moins de 15 minutes;
- la grêle fait pas mal de bruit en tombant par terre
- les corbeaux n’utilisent pas d’équipements tels que les sanitaires et font donc leurs besoins à peu près n’importe où;
- les gens ont tendance à vouloir manger plusieurs fois par jour, y compris le soir et même s’ils se rendent bien compte que nous avons nous-mêmes du mal à trouver une table et qu’ils feraient mieux d’attendre leur tour, ah les gens.
16 mars 2007
Saint Patrick et fête des mères
Demain (17 mars) c’est la Saint Patrick, la fête national irlandaise. C’est l’occasion d’un festival de plusieurs jours à Dublin, avec drapeaux dans les vitrines et aux balcons, feux d’artifice, musique et grande parade. Mais on ne pourra pas trop vous en parler parce que nous profitons du week-end prolongé pour aller faire un tour dans le county Clare. Certains dublinois nous ont dit que c’était une bonne idée de fuir la ville ce week-end, tellement elle sera bondée de gens venus du monde entier pour fêter Paddy’s Day. On est surtout ravis de l’escapade parce que c’est notre première virée hors de Dublin depuis notre arrivée en Irlande. Nous sommes même extrêmement impatients parce que ce seront aussi nos premières vraies vacances en famille en voiture, avec les parents devant qui s’énervent sur les cartes routières et l’enfant derrière qui râle parce que le voyage n’en finit pas.
Á propos de grande premières, dimanche (18 mars) c’est la fête des mères en Irlande. J’ai donc reçu aujourd’hui mon premier collier de nouilles officiel. Les filles de la crèche font légèrement comme si c’était Maïa qui l’avait fait toute seule, mais j’imagine qu’elles ont bien aidé. Quoi qu’il en soit il est très beau, dans les tons oranges, avec des petites nouilles et quelques abricots secs
12 mars 2007
Notre maison
Ensuite la cuisine, la plus grande et la plus agréable pièce de la maison, qui est une extension du bâtiment initial. Comme souvent ici, les murs de l'extension ne sont pas isolés, et comme le fond de la pièce est vitré, c'est une pièce difficile à chauffer. Mais aussi très claire grâce au puits de jour:
Petite curiosité, notre chambre à coucher avec le lit en hauteur. C'est pratique tous ces rangements. On ne voit pas le Velux sur la photo, mais grâce à lui on s'endort la tête dans les étoiles chaque nuit:
27 février 2007
Une nuit à l'Opéra
Par exemple, il y avait des bouts de Carmen. Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaitre Carmen, c'est l'histoire française d'un dresseur de vaches espagnol (pas de faute d'accord à « espagnol », je parle bien de la nationalité du dresseur, celle des vaches n'ayant pu être établie car elles étaient fictives) et d'un gendarme qui marche sur les tables. Le premier rôle féminin est tenu par une fille qui connait en tout et pour tout une seule phrase qu'elle répète pendant 10 minutes à chaque fois qu'on lui adresse la parole. Étrange, mais culturel donc sans doute intéressant.
Il y avait aussi des effets spéciaux, à savoir des fumigènes dans ma face, afin que je n'oublie pas que j'étais venu accompagné d'une bronchite en plus de ma femme. Le bon côté de ma quinte de toux incessante est que j'ai presque fait la connaissance de mon voisin. Il a eu pitié de moi et m'a donné des Mentos pour que j'arrête de tousser. J'étais assez dubitatif quant à l'efficacité du traitement mais ça a à peu près marché pendant une dizaine de minutes.
Bref, une expérience tout à fait intéressante, à renouveler en été.
14 février 2007
Elastique
06 février 2007
Non fumeur
En Irlande tous les lieux et établissements publics sont non fumeurs. J’entends par là pubs, restaurants, gares, bureaux, etc. Du coup les fumeurs sortent au grand jour : le soir devant les pubs, en journée au pied des immeubles de bureau ou sur les terrasses chauffées des cafés…
Le bon côté : aucune crainte pour les poumons des enfants ou aucune odeur de clope sur les vêtements le lendemain d’un diner au restaurant. Je dis ça, je suis non fumeuse depuis plus de 4 ans, je ne sais pas comment je réagirais si j’étais toujours fumeuse. Mais urtout, je ne peux pas m’empêcher de penser aux gens qui travaillent dans ces établissements et qui ne sont plus obligés de respirer la fumée à longueur de journée, qu’ils soient fumeurs eux-mêmes ou pas.
S'habiller pour sortir
Le titre de ce billet peut paraitre idiot, je vois d’ici le lecteur exigeant : « bah quoi, les irlandais s’habillent pour sortir, la belle affaire, ils vont pas aller bosser tout nu quand même ». Mais c’est juste que le lecteur exigeant n’a pas bien saisi l’objet de ce texte. Je veux parler de cette tendance des irlandais et daises à s’habiller un peu mieux qu’au quotidien quand il s’agit de sortir au pub, au cinéma, au restaurant, etc.
28 janvier 2007
Le génie irlandais - Épisode II : sympa
Notre habitude de nous perdre (à peu près aussi tenace que celle d'aller manger dans des restaurants fermés) n'a jamais été très préoccupante ici. Lorsque nous avons demandé notre chemin à un commerçant, à savoir moins de deux heures après avoir atterri pour la première fois ici, il nous a gentiment rassuré d'un « basically, you're lost » (et quand j'écris « gentiment », ce n'est pas sarcastique, c'était vraiment une façon aimable de nous dire qu'on allait sans doute mourir bientôt et qu'il en était désolé. Enfin, je crois). À part ça, la plupart des fois où nous avons bêtement ouvert un plan dans la rue, quelqu'un s'est spontanément arrêté pour nous demander si nous avions besoin d'aide. Sinon, il y a deux semaines, notre voisin est venu nous offrir une boîte de chocolats pour s'excuser par avance du bruit qu'il allait faire avec sa fête de Noël (nous avons bien entendu appelé la police à minuit pile pour pouvoir manger nos chocolats tranquillement). Et ces temps-ci, beaucoup d'inconnus nous ont souhaité un joyeux Noël ou une bonne année en nous croisant dans la rue.
D'une façon générale, on a le sentiment que tout le monde est juste gentil -- ou en tout cas très poli -- « par défaut » ce qui est toujours agréable.
Parking raisonné
À Dublin quand on se gare sur un emplacement interdit ou qu'on ne paie pas le parcmètre, on risque de se faire mettre un sabot par les services de la ville (on dit que la voiture se fait clamped). Pas de fourrière donc, mais d'élégants sabots jaunes qui semblent apparaître par magie et en moins de temps qu'il ne faut pour dire "j'm'en fous j'paie pas".
J'ai récemment remarqué que les agents "clampeurs" se déplaçaient à bord de camions de la ville au fronton desquels est portée la mention promoting sensible parking, ce qui signifie à peu de choses près promotion du parking raisonné. C'est plutôt comique, un peu comme si les contractuelles de Paris se promenaient avec un badge "Garons nous de façon raisonnable les amis".
J’ai entendu à la radio que la pratique du clamping allait être étendue à d’autres villes d’Irlande, sans doute pour que toute la population puisse goûter aux délices du parking raisonné…
17 janvier 2007
Et gloups
Voilà, nous ré-émergeons enfin du vide cyber sidéral. Nous avons bien emménagé dans notre cottage fin novembre, mais il a fallu environ deux mois pour retrouver des conditions de vie normale, c'est-à-dire le téléphone et internet. Nous sommes donc de retour, et promettons (d’essayer) de reprendre un rythme normal de mise à jour de ce blog.
07 novembre 2006
Déménagement
Autant dire que c'était le coup de foudre et qu'on est très contents et impatients d'avoir les clefs. On devrait déménager à la fin de la semaine prochaine. Normalement.
04 novembre 2006
Panorama

En gros, j'ai vue sur la rive sud de la Liffey, la partie entre Temple Bar et Camden. Et au loin je vois la cheminée de la distillerie, et d'autres choses que je ne reconnais pas. Par contre les deux caractéristiques du paysage dublinois sont bien représentées : les églises et les grues.
03 novembre 2006
Mon gobelet de café dans la rue
Au début je me brulais la langue et les doigts. Mais j'ai appris à utiliser les accessoires qui viennent avec le gobelet, et tout va beaucoup mieux. Voici une petite explication, illustrée par une photo que j'ai prise ce matin même au bureau (vers 8h47 en fait).
1 : Le couvercle, avec bien-sûr un petit trou pour laisser passer le liquide. Le challenge numéro 1 est de ne pas se bruler la langue en buvant. Avec l'habitude, on y arrive, enfin je pense surtout que c'est la langue qui s'habitue à être brulée. Le challenge numéro 2 est de ne pas balancer du café partout en marchant. La aussi quelques jours de pratique et on est fin prêt pour une partie de montagnes russes avec un café à la main. Certaines enseignes posent des petits autocollants sur le trou du couvercle, et clament fièrement qu'elles luttent contre les éclaboussures. Mais avec ce système il n'est pas très facile de boire, donc ce n'est qu'un argument marketing fallacieux.
2 : La bague en carton pour ne pas se bruler les doigts. In-dis-pen-sable. Certaines enseignes n'en proposent pas, il faut donc les boycotter (je peux vous donner les noms sur simple demande sans accuse de réception). Il existe une variante où le gobelet est fait en une sorte de carton double de polystyrène. Ca fonctionne bien aussi, mais je trouve ça moins folklorique.
Quant au contenu du gobelet, je n'en parlerai pas ici. Je sais que notamment le café est un sujet cher aux français. Cela fera donc l'objet d'un article à part, histoire de pouvoir traiter le sujet comme il se doit. Mais je peux déjà vous donner une opinion en avant-première : j'aime bien le café qu'on boit en Irlande.
24 octobre 2006
Prénoms irlandais
Certains prénoms irlandais sont très jolis à entendre, et n’en sont que plus charmants d'exotisme quand on les voit écrits. Je vous livre ici mes préférés (que des noms de filles, désolée) :
- Aoife, se prononce quelque part entre "ifai" et "ifeu",
- Sióbhan, se prononce "chivaun",
- Gráinne, se prononce "gronia",
- Niamh, se prononce "niv".
03 octobre 2006
Les lois de Lamaze
1 - Si un locuteur étranger A présente des lacunes dans la langues natale de B, il y a 80% de chances pour que B en déduise que A est idiot de façon générale. Le pauvre A va ramer pour réussir à passer pour quelqu'un de normalement intelligent.
2 - Admettons que B donne une information ou fasse une demande à A qui est un locuteur étranger. Si A demande une précision ou requiert plus d'information à ce sujet, B en déduit que A n'a pas compris sa phrase, que c'est un problème de langue. Alors que le pauvre A a compris ce que disait B, mais pas ce qu'il voulait dire exactement, ce qui n'est pas un problème de langue, et peut arriver même entre deux locuteurs de même langue natale. A doit alors se préparer à ce que B se mette à parler très doucement en articulant bien chaque syllabe, et à ce que la réunion dure un peu plus longtemps que prévu.
01 octobre 2006
L'expatriation, à quoi ça sert ?
- l'humilité : quand une fois sur cinq tes interlocuteurs ne comprennent pas ce que tu dis ou quand tu fais répéter deux fois une personne sans comprendre un mot de ce qu'elle dit, ça calme. Tu te rends compte que ton génie n'est pas universellement compris, et que tu n'es qu'un étranger parmi d'autres.
- la confiance: en son destin, en sa famille, en les autres en général. Tu es dans une nouvelle ville où tu ne connais personne, dans un nouveau pays dont tu ne parles qu'imparfaitement la langue. Le pire pourrait arriver, les commerçants pourraient te rouler, l'administration pourrait te spolier, les gens que tu rencontres pourraient se moquer de ton accent. Mais non, dans l'ensemble tout se passe bien parce que tu abordes les choses avec calme et humour. Si tu es persuadé que tout va bien se passer et que tu vas rencontrer des gens intéressants, tu es bien parti. Et tant pis pour les petits accrocs sur ton parcours.
- l'important: quand tu étais en France tu adorais la baguette. Tu pensais que ça te manquerait atrocement mais que tu survivrais peut-être. En fait en 3 mois tu n'as pas une seule fois eu envie de baguette parce que le pain de mie bien frais c'est excellent. Découvrir de nouvelles façons de faire et de penser, goûter de nouveaux plats, rencontrer de nouvelles personnes, ça permet de relativiser et de voir ce qui est vraiment important.
Sinon j'ai aussi mangé pas mal de petits-déjeuners, de sandwichs, de soupes et de barres chocolatées depuis que je suis là, par pure curiosité gastronomique bien sûr. Du coup je me suis inscrite à la salle de gym pour limiter les dégâts avant Noël mais je n'y suis pas encore allée une seule fois. Mais ça j'aurais pu le faire aussi en France donc ce n'est pas très intéressant.
31 août 2006
Le retour des uniformes
Quand je parle d'uniformes, je pense aux écoliers, et pas aux militaires, bien-sûr. Je ne suis pas encore bien documentée sur le sujet, je ne connais pas les subtilités du système scolaire irlandais. Tout ce que je peux dire c'est qu'à partir de la mi-journée on voit des écoliers et écolières en uniforme errer par petits groupes dans les rues commerçantes ou dans les jardins publics, rentrant probablement chez eux aussi lentement que possible. A côté de chez nous il y a une école de garçons, leur tenue réglementaire est le pull bleu marine et le pantalon beige. Très fantaisiste, non ? J'ai aussi aperçue une horde de jeuness fille à la sortie d'un établissement près de Saint Stephen's Green. Leur couleur à elles est le rouge, pour le pull et la longue jupe, le tout agrémenté de hautes chaussettes blanches.
Je me demande comment les jeunes qui portent cet uniforme le ressentent. Et comment ils l'achètent : y'a-t-il des magasins spécialisés, ou des commandes sont-elles passées par l'école à chaque début d'année ? En tous cas pour nous, français habitués à aller à l'école en jeans et baskets, c'est très exotique.
26 août 2006
Le bus
Donc après avoir été une fois au Health Centre à pieds (presqu'une heure de marche) et m'étant rendu compte qu'il y avait une ligne directe de chez moi à là-bas (je l'avais longée tout le long de mon trajet à pieds), j'ai décidé de tenter l'aventure.
Comme j'avais entendu de terribles histoires sur les bus et leurs chauffeurs, je m'étais préparée : j'étais à l'arrêt de bus, la poussette pliée en bandoulière, ma fille dans les bras, et quelque monnaie dans la poche. Quand le bus est arrivé, j'ai à peine pu monter dans le bus tellement j'étais chargée. Comme il se doit j'ai indiqué ma destination au chauffeur. Il m'a répondu : "ouagnalakegni ?". J'ai dit : "tiouinioure". Il a dit : "95 centimes". Et il a à peine attendu que j'ai glissé ma pièce de 1 euro dans le monnayeur pour démarrer. Il m'a tendu le reçu pour que je puisse me faire rembourser mes 5 centimes au bureau central, que j'ai à peine pu attrapper tellement je tanguais, chargée comme j'étais (à savoir : les bus de Dublin ne rendent pas la monnaie). Le malicieux chauffeur roulait à vive allure. Heureusement une dame s'est emparée de ma poussette et l'a rangé dans le compartiment à bagages, j'ai pu m'asseoir (toujours chargée de ma fille). Ce jour là j'ai fait le retour à pieds.
La fois d'après, toujours pour aller au même endroit, j'avais préparé le compte exact. Tout s'est mieux passé, c'était même un modèle de bus avec un espace prévu pour les poussettes et les fauteils roulants. Galvanisée par ce succès, j'ai tenté l'aventure au retour. J'étais à l'arrêt de bus, arnachée de ma poussette et de mon enfant, quand est arrivé le bus, qui était muni d'une plateforme qui permettait de monter la poussette sans la déplier. Le chauffeur était moyennement aimable, lui aussi m'a fait le coup du "ouagnalakegni". Au retour, c'est plus cher puisqu'il m'a demandé 1 euros 50. Oui, à Dublin les routes ne font pas la même longueur selon qu'on va vers le sud ou vers le nord. Il m'a fallu tout le trajet pour m'en remettre et depuis je n'ai pas retenté l'aventure. Ceci dit, pour des gens sans bébé et sans poussette, qui font le même trajet tous les jours et qui savent combien payer, ça doit pas être si terrible de prendre le bus.
23 août 2006
Le génie irlandais - Épisode I : le petit-déjeuner
- des toasts ("blanc" ou "marron") beurrés,
- du bacon,
- des oeufs (brouillés, au plat ou pochés, les 3 sont acceptés),
- un peu de tomate,
- des petites saucisses,
- du pudding blanc et noir
- et un mug de café ou de thé.
Ça n'a l'air de rien, donc (encore que... Rien que d'énumérer tout ça, j'ai déjà plus faim), mais c'est absolument génial. En particulier si on le mange à l'heure d'un vrai petit-déjeuner heureux, à savoir aux alentours de midi. Le secret vient peut-être des toasts.





