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29 mai 2007

Un an !

Le 19 mai dernier nous fêtions la fin de notre première année en Irlande. Pour l’occasion nous avons invité quelques amis autour d’un barbecue. Une poubelle de glace pour tenir la bière au frais, quelques ballons aux couleurs du drapeau irlandais, et tout est prêt. Le barbecue irlandais consiste à organiser un barbecue en faisant comme si le temps s’y prêtait, tout en se préparant psychologiquement à avoir recours aux plus divers stratagèmes en cas de pluie (rapprocher le barbecue de la porte pour pouvoir surveiller la viande qui cuit sous le couvercle du barbecue sans avoir à se mouiller, utilisation du four, régime végétarien…). Nous avons eu de la chance car la pluie s’est arrêtée quelques heures juste pour nous, mais la température n’a pas permis aux braises de survivre bien longtemps.



A la fin tout le monde était bien fatigué, et le Petit Poney tenait une bonne cuite. Merci a tous ceux qui ont partage cette soirée avec nous. Et nous revoilà repartis pour une autre année !

30 avril 2007

Le stress du sandwich


Vous le savez tous, l’aisance au moment de la commande d’un sandwich est le signe d’une adaptation réussie dans le pays d’accueil. Il me semble que je ne suis pas encore parfaitement « adaptée ».

Ici le sandwich est une institution quand vient l’heure du déjeuner (plutôt vers 13h30 que midi pile soit dit en passant). On trouve tout un tas de magasins de sandwichs et il va de soi qu’un sandwich préparé sous vos yeux avec de bons ingrédients frais est meilleur que son équivalent sous cellophane. Mais quel stress, quelle épreuve avant de mordre à pleines dents dans un BLT (Bacon Laitue Tomate) toasté à point.

D’abord il semble que les menus n’ait d’autre utilité que la décoration de l’échoppe. Si vous pensez pouvoir vous en sortir en jetant au vendeur un des noms affichés au dessus du comptoir en comptant sur le fait qu’il saura bien quoi mettre dans le sandwich, vous faites erreur. 4 fois sur 6 il faut détailler les ingrédients malgré tout. Les habitués et les natifs du pays m’impressionnent toujours quand ils énoncent leur commande comme s’ils étaient nés dans une boutique de sandwich, avec l’aplomb de celui qui sait exactement ce qu’il veut manger.

Un autre problème vient du fait que les bacs contenant les ingrédients ne portent pas d’étiquette. Pour peu que vous ne soyez pas au fait des 12 354 façons de préparer le jambon, attendez-vous à une humiliation du genre «oui mais quel jambon vous voulez » accompagnée d’un regard de vrai mépris. Il semble aussi que les vendeurs aient interdiction d’expliquer ce que contiennent les bacs. Et pour une raison qui m’échappe, tous les ingrédients de sandwichs sont physiologiquement imprononçables pour une bouche française : cucumber (concombre), lettuce (laitue), cajun chicken (poulet à la cajun) sont autant d’ennemis du déjeuneur français pressé. Conseil d’amie : pointez le doigt au hasard vers les ingrédients dont la couleur vous plaît. J’appelle ça le Random Sandwich (sandwich au hasard), c’est parfois très bon.

Il me semble aussi que tout se passerait mieux si les vendeurs étaient plus compréhensifs. Je veux dire, si les vendeurs me comprenaient mieux. Pour commander un bête sandwich je dois en moyenne faire répéter 3 fois la personne qui me sert et elle doit elle-même me faire répéter trois fois. Et à chaque fois je passe en caisse rouge jusqu’aux oreilles avec un sandwich à la composition moyennement satisfaisante.

Mon objectif (pour 2009): commander un sandwich « poulet-tomate-coleslaw-concombre au pain complet toasté » d’une traite, sans hésiter et sans me faire interrompre d’un « oh mais vous êtes française ».

03 novembre 2006

Mon gobelet de café dans la rue

Un aspect du mode de vie irlandais qui me plait, c'est cette manie de se promener partout avec des gobelets de boisson chaude. Les irlandais partagent cette habitude avec les anglais et les américains du nord me semble-t-il. Toujours est-il que j'adore me promener avec un café bien chaud dans la rue, en le sirotant doucement, ou rapporter un thé à mon bureau que je mets des heures à boire.

Au début je me brulais la langue et les doigts. Mais j'ai appris à utiliser les accessoires qui viennent avec le gobelet, et tout va beaucoup mieux. Voici une petite explication, illustrée par une photo que j'ai prise ce matin même au bureau (vers 8h47 en fait).

1 : Le couvercle, avec bien-sûr un petit trou pour laisser passer le liquide. Le challenge numéro 1 est de ne pas se bruler la langue en buvant. Avec l'habitude, on y arrive, enfin je pense surtout que c'est la langue qui s'habitue à être brulée. Le challenge numéro 2 est de ne pas balancer du café partout en marchant. La aussi quelques jours de pratique et on est fin prêt pour une partie de montagnes russes avec un café à la main. Certaines enseignes posent des petits autocollants sur le trou du couvercle, et clament fièrement qu'elles luttent contre les éclaboussures. Mais avec ce système il n'est pas très facile de boire, donc ce n'est qu'un argument marketing fallacieux.

2 : La bague en carton pour ne pas se bruler les doigts. In-dis-pen-sable. Certaines enseignes n'en proposent pas, il faut donc les boycotter (je peux vous donner les noms sur simple demande sans accuse de réception). Il existe une variante où le gobelet est fait en une sorte de carton double de polystyrène. Ca fonctionne bien aussi, mais je trouve ça moins folklorique.

Quant au contenu du gobelet, je n'en parlerai pas ici. Je sais que notamment le café est un sujet cher aux français. Cela fera donc l'objet d'un article à part, histoire de pouvoir traiter le sujet comme il se doit. Mais je peux déjà vous donner une opinion en avant-première : j'aime bien le café qu'on boit en Irlande.

23 août 2006

Le génie irlandais - Épisode I : le petit-déjeuner

Le petit-déjeuner irlandais traditionnel (traditional irish breakfast) est à mon avis un des traits caractéristiques du génie irlandais. Ça n'a l'air de rien, c'est simplement :

  • des toasts ("blanc" ou "marron") beurrés,
  • du bacon,
  • des oeufs (brouillés, au plat ou pochés, les 3 sont acceptés),
  • un peu de tomate,
  • des petites saucisses,
  • du pudding blanc et noir
  • et un mug de café ou de thé.


Ça n'a l'air de rien, donc (encore que... Rien que d'énumérer tout ça, j'ai déjà plus faim), mais c'est absolument génial. En particulier si on le mange à l'heure d'un vrai petit-déjeuner heureux, à savoir aux alentours de midi. Le secret vient peut-être des toasts.

11 août 2006

Taille des paquets de chips

J'avais été prévenue par une collègue quand j'étais encore en France mais j'avais peine à le croire. Et c'est pourtant vrai : on trouve peu de grands paquets de chips en Irlande. Voilà un sujet préoccupant me direz-vous. Bah oui.

La première fois que je suis entrée dans un supermarché à Dublin, c'est LA chose que j'ai vérifiée : la taille des paquets de chips. Et j'ai aperçu d'énormes paquets de chips. Je me suis dit que ma collègue avait halluciné ou que les choses avaient changé depuis son séjour. Mais quelques mois plus tard, me mettant en quête d'un grand paquet de chips pour un quelconque événement social, je me suis rendu compte de toute l'horreur de la situation : ce ne sont pas des grands paquets de chips, mais des paquets de petits paquets (comme ceux qu'on trouve dans les pubs ou dans les épiceries de proximité pour accompagner le sandwich du midi).

Voilà qui choque mes convictions de convivialité : quand on est plusieurs à manger des chips, on prend un grand paquet et on tape tous dedans. Et oui mes pauvres amis, le choc des cultures on l'expérimente comme on peut, moi ce fut avec les paquets de chips.

Ceci dit on trouve des paquets de chips d'une taille raisonnable, à condition de vouloir y mettre le prix. Si je n'avais peur de faire un contre sens culturel, je dirais que les chips de bobo se trouvent en grand paquets, mais le concept de bobo est-il opérant ici ? Je veux parler de chips aux saveurs aussi novatrices et exotiques que "thym-poulet" ou "sel-de-mer-tout-simplement". Et je peux vous dire qu'elles sont excellentes.

Ceci dit, je ne m'explique pas cette particularité. Qu'il y ait plus de paquets individuels ici qu'en France est sûrement dû au fait qu'il en faut ici pour la "lunch box". Mais pourquoi si peu de grands paquets ? Sont-ce les français qui se méprennent sur l'usage des chips en en faisant un produit d'apéritif (hmmm, avec la bière) ? Ou sont-ce les irlandais qui passent à côté de quelque chose en se les gardant pour eux, avec leur sandwich vite mangé au bureau devant l'écran de l'ordinateur ?

26 juillet 2006

Mon ami Bagel

Une de mes découvertes culinaires en Irlande, bizarrement, fut le bagel. Je sais que ce n'est pas très typique, mais je n'en ai jamais autant mangé qu'ici. Bien sûr j'en avais entendu parler quand j'étais en France, de ce mythique bagel, dans les diverses sitcoms new yorkaises qui arrivaient jusqu'à moi. J'en avais même goûté un, que j'avais trouvé mou et sans goût.

Mais maintenant je le sais, le bagel est mon ami. Pour le situer, il s'agit d'un petit pain rond avec un trou au milieu, dont la consistence se situerait environ à mi chemin entre le pain de mie et la brioche.



Ce qui est sympa avec le bagel, c'est qu'on peut le toaster pour le manger chaud, avec un bol de soupe par exemple. Qu'on peut le garnir de salé (jambon salade ou saumon, hummm). Ou qu'on peut en faire un sandwich sucré (confiture ? nutella ? carré de chocolat fondu ?). Et le bagel a aussi la politesse de varier ses habits : simple, avec graines de sésame, à la canelle et aux raisins secs, il sait varier les plaisirs. Hou là là, ça va se voir qu'il est bientôt 19 heures et que j'ai très faim...

07 juillet 2006

Tea cakes

Je veux vous parler d’une invention diabolique, qui pourrait bien être d’origine britannique d’ailleurs. Les tea cakes sont formés d’un mince biscuit, coiffé d’une bonne boule de marshmallow et enrobé de chocolat au lait. Quand on les voit pour la première fois on se dit qu’il doit y avoir une erreur, que personne ne peut manger ça. Et quand on a descendu la boîte de 6 en une soirée (en buvant une tasse de thé comme prétexte), on se promet de ne plus jamais en acheter. Pour l’instant je tiens.

09 mai 2006

Avant goût prometteur

Pour préparer mon pot de départ du bureau, je suis allée à l'épicerie irlandaise. Elle est toute petite, je vous la conseille néanmoins pour l'accueil (souriant et amusant, un avant goût de l'Irlande très motivant), mais aussi pour le contenu des étagères. On y trouve tout pour satisfaire les fantasmes d'exotisme de nos papilles françaises : chips aux vinaigre, chips violettes, crackers, sheddar (irlandais), thé, soupes et même des verres à Guinness. Si vous n'êtes pas à Paris, pas d'excuse : l'épicerie livre dans toute la France !