Affichage des articles dont le libellé est expatriation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est expatriation. Afficher tous les articles

29 mai 2007

Un an !

Le 19 mai dernier nous fêtions la fin de notre première année en Irlande. Pour l’occasion nous avons invité quelques amis autour d’un barbecue. Une poubelle de glace pour tenir la bière au frais, quelques ballons aux couleurs du drapeau irlandais, et tout est prêt. Le barbecue irlandais consiste à organiser un barbecue en faisant comme si le temps s’y prêtait, tout en se préparant psychologiquement à avoir recours aux plus divers stratagèmes en cas de pluie (rapprocher le barbecue de la porte pour pouvoir surveiller la viande qui cuit sous le couvercle du barbecue sans avoir à se mouiller, utilisation du four, régime végétarien…). Nous avons eu de la chance car la pluie s’est arrêtée quelques heures juste pour nous, mais la température n’a pas permis aux braises de survivre bien longtemps.



A la fin tout le monde était bien fatigué, et le Petit Poney tenait une bonne cuite. Merci a tous ceux qui ont partage cette soirée avec nous. Et nous revoilà repartis pour une autre année !

03 octobre 2006

Les lois de Lamaze

J'ai remarqué deux réactions assez fréquentes de la part des anglophones de naissance quand je m'exprime en anglais. Comme ce sont deux choses très intéressantes et sans doute à portée universelle (c'est-àdire qu'elles sont sans doute valable pour d'autres langues que l'anglais), je les ai appelées les lois de Lamaze (mon nom de jeune fille, histoire de changer un peu de Beyssac), en toute modestie. Je vous les livre en exclusivité mondiale, en toute simplicité :

1 - Si un locuteur étranger A présente des lacunes dans la langues natale de B, il y a 80% de chances pour que B en déduise que A est idiot de façon générale. Le pauvre A va ramer pour réussir à passer pour quelqu'un de normalement intelligent.

2 - Admettons que B donne une information ou fasse une demande à A qui est un locuteur étranger. Si A demande une précision ou requiert plus d'information à ce sujet, B en déduit que A n'a pas compris sa phrase, que c'est un problème de langue. Alors que le pauvre A a compris ce que disait B, mais pas ce qu'il voulait dire exactement, ce qui n'est pas un problème de langue, et peut arriver même entre deux locuteurs de même langue natale. A doit alors se préparer à ce que B se mette à parler très doucement en articulant bien chaque syllabe, et à ce que la réunion dure un peu plus longtemps que prévu.

01 octobre 2006

L'expatriation, à quoi ça sert ?

C'est vrai ça, à quoi ça sert de changer de pays ? Ce que je peux dire, c'est qu'en 3 mois en Irlande, j'ai appris énormément de choses. Et mangé beaucoup aussi. Conclusion, l'expatriation ça sert à apprendre et à manger. Voici ce que mon séjour en terre étrangère m'a plus particulièrement appris :

- l'humilité : quand une fois sur cinq tes interlocuteurs ne comprennent pas ce que tu dis ou quand tu fais répéter deux fois une personne sans comprendre un mot de ce qu'elle dit, ça calme. Tu te rends compte que ton génie n'est pas universellement compris, et que tu n'es qu'un étranger parmi d'autres.

- la confiance: en son destin, en sa famille, en les autres en général. Tu es dans une nouvelle ville où tu ne connais personne, dans un nouveau pays dont tu ne parles qu'imparfaitement la langue. Le pire pourrait arriver, les commerçants pourraient te rouler, l'administration pourrait te spolier, les gens que tu rencontres pourraient se moquer de ton accent. Mais non, dans l'ensemble tout se passe bien parce que tu abordes les choses avec calme et humour. Si tu es persuadé que tout va bien se passer et que tu vas rencontrer des gens intéressants, tu es bien parti. Et tant pis pour les petits accrocs sur ton parcours.

- l'important: quand tu étais en France tu adorais la baguette. Tu pensais que ça te manquerait atrocement mais que tu survivrais peut-être. En fait en 3 mois tu n'as pas une seule fois eu envie de baguette parce que le pain de mie bien frais c'est excellent. Découvrir de nouvelles façons de faire et de penser, goûter de nouveaux plats, rencontrer de nouvelles personnes, ça permet de relativiser et de voir ce qui est vraiment important.

Sinon j'ai aussi mangé pas mal de petits-déjeuners, de sandwichs, de soupes et de barres chocolatées depuis que je suis là, par pure curiosité gastronomique bien sûr. Du coup je me suis inscrite à la salle de gym pour limiter les dégâts avant Noël mais je n'y suis pas encore allée une seule fois. Mais ça j'aurais pu le faire aussi en France donc ce n'est pas très intéressant.

19 août 2006

Politesse internationale

Quelle est le code de politesse à suivre quand on assiste à un dîner organisé par des anglais, avec des invités des USA et des invités français ? Je pense que la règle la plus logique serait de suivre les usages du pays de la maîtresse de maison. Mais comme on ne les connaît pas, on a fait comme on le sentait.

Première cruciale interrogation : le quart d'heure de politesse existe-t-il en Angleterre ? J'espère que non parce que malgré tous nos efforts (nous avons pris un taxi), nous sommes arrivés pile à l'heure. Ensuite tout s'est très bien passé, après tous nous n'étions pas de cultures si éloignées. Evidemment, ça nous a fait drôle de voir ces fous d'anglo-saxons descendre des bouteilles de vin comme du soda, remplissant leurs verres à ras et mélangeant allégrement les crus.

Mais eux aussi ont dû soupirer intérieurement quand je leur ai montré la salade que j'avais apportée pour l'entrée (hmmm, tome de savoie et jambon de pays acquis au péril de mon porte-monnaie, et petites tomates françaises qui sentaient bon la tomate), alors que la maîtresse de maison avait préparé à peu près la même pour accompagner les lasagnes. La prochaine fois je le saurai : la salade n'est pas une entrée, c'est juste une salade.

Dans l'ensemble, nous avons passé une bonne soirée. Une prochaine fois nous aimerions bien dîner avec des irlandais. Mais comme nous le disent toutes les personnes que nous rencontrons ici (des étrangers pour la plupart), il semblerait qu'il n'y ait pas d'irlandais dans ce pays.

07 juillet 2006

Dublin citizen

Depuis que j’ai ma carte de bibliothèque municipale, je me sens trop intégrée, comme une vraie citoyenne dublinoise. Et soit dit en passant, grâce à cette carte j’ai pu emprunter le DVD de « Pride and Prejudice » en 6 épisodes avec Colin Firth, ça se passe de commentaire.


01 juin 2006

Demande de PPS number

La première formalité à faire en arrivant en Irlande est de demander un numéro PPS (Personal Public Service Number). C’est un identifiant unique qui vous permettra d’être connu par la plupart des services administratifs : impôts, services sociaux, etc. Il faut l’avoir très vite quand on travaille car sans lui on paie les impôts sur le revenu plein taux (emergency tax). Dès qu’on a obtenu son PPS number, le taux d’imposition est rectifié et le trop perçu est restitué par les services des impôts. Il faut aussi avoir ce numéro pour faire les demandes d’allocations relatives aux enfants.

Pour obtenir ce numéro, il faut se rendre à son Social Welfare Office local avec une pièce d’identité avec photo et un justificatif de domicile (contrat de location ou rent book officiel ou facture de gaz, électricité ou téléphone). Si vous n’avez rien à votre nom, faites vous également faire une attestation par la personne qui figure sur le justificatif certifiant que vous vivez bien avec elle.

Il suffit ensuite de se rendre au bureau avec toutes ces pièces où on vous fera remplir un formulaire. Pensez à avoir votre carte vitale si vous ne connaissez pas votre numéro de sécurité sociale par cœur. Et si vous êtes marié/e, n’oubliez pas la date de votre mariage, on vous le demandera aussi. Une fois le formulaire rempli, vous recevrez votre numéro par la poste dans les 5 à 7 jours ouvrés. C’est simple, et les agents sont charmants.

Pour plus d’information sur la sécutité sociale pour les arrivants en Irlande, voir oasis.gov.fr.

19 mai 2006

Arrivée à Dublin

Résumé des épisodes précédents : nous avons vidé notre appartement du douzième arrondissement, les encombrants sont passés plusieurs fois, nous avons bien visité la déchetterie, nous avons fait fortune grâce aux acheteurs sur Ebay, nous avons rééquipé une bonne partie de notre famille en électroménager et les déménageurs sont passés emporter nos cartons. Nous nous sommes retrouvé le 18 mai au soir, sur le trottoir avec pour tous baggages 2 valises et un énorme sac (50 kilos en tout, quand même). Pierre nous a emmené jusque Beauvais (merci Pierre) où nous avons passé notre dernière nuit en France.

Le 19 mai nous avons pris le premier avion pour Dublin. Le voyage s’est déroulé sans problème. Nous sommes arrivés en milieu de journée au Bed & Breakfast de Waterloo Street. Notre vie irlandaise commençait ici.

06 mai 2006

Opération placard

Une incursion dans les placards de la cuisine en vue du déménagement nous a permis de récolter un joli butin. En voici un extrait en photo :


Je me permets de partager cela avec vous, lecteurs, car il y a vraiment des perles :
- une boîte de tomates périmées en 2001, soit un an avant que nous emménagions dans cet appartement,
- de la ratatouille niçoise périmée depuis le 21 septembre 2005, le jour de la naissance de Maïa,
- des coeurs de palmier pas périmés mais dont le dessus de la boîte semble dangereusement bombé,
- des boîtes de beurre de cacahuète ramenées de notre voyage aux Etats-Unis en 2003, donc sans aucun doute périmées,
- une boîte de choucroute malheureusement pas périmée,
- un tas de mets de choix (feuilles de vignes, lentilles, soupe, etc.) périmés depuis 2004. Il semblerait qu'on n'a pas mangé grand chose en 2004.

Sinon la bonne nouvelle c'est qu'il nous reste deux semaines pour ingurgiter 3 kilos de pâtes, 6 boîtes de thon, 4 briques de soupes, et tout un tas de riz, polenta et autres semoules... Mmmmh, vive la gastronomie française.

03 mai 2006

Adieu Minet

Voilà, le chat est parti habiter chez ma mère, le temps que nous nous installions correctement en Irlande et que nous trouvions un habitat digne de ses roses petits coussinets. L'animal est en règle pour éviter la quarantaine (puce, test de sérologie de la rage, etc.). Mais j'ai le sentiment que son voyage tiendra de l'exode étant donné qu'il ne pourra venir que par bateau, et suivant un trajet bien précis imposé par les autorités sanitaires irlandaises. A suivre...

05 avril 2006

La saison des listes

Et quand le printemps fut revenu, la saison des listes était de retour aussi. Un déménagement à l'étranger, ça s'organise à coup de post-it et de listes. Voici une liste des listes à faire :
- formalités à faire avant le départ / dès l'arrivée à Dublin ;
- affaires à donner/vendre/jeter ;
- affaires à stocker au garde-meubles ;
- affaires à envoyer à Dublin ;
- affaires à emporter par avion ;
- affaires de Maïa à garder sous la main tout le temps ;
- médicaments de première nécessité ;
- papiers à emporter ;
- DVD et livres à emporter à Dublin ;
- matériel de cuisine de survie ;
- organismes à prévenir de notre changement d'adresses ;
- contrats et abonnements à résilier et conditions de résiliation.

J'en oublie ? Si je suis de bonne humeur, la semaine prochaine je publierai notre super planning.

14 mars 2006

Adieu maison

Nous venons de franchir une étape symbolique importante : le préavis de l'appartement a été envoyé, ce qui veut dire que le 15 juin, on n'aura plus d'appartement. Tout ceci vous a un petit goût de "on-peut-plus-reculer-maintenant" qui commence à nous mettre une douce pression. Hmm, j'en frissonne d'avance.

22 février 2006

Nous partons !

Direction l'Irlande, pour les 3 Beyssac du 12 ème arrondissement. C'est décidé, nous allons tenter l'aventure de l'expatriation en famille. Il nous reste à câler exactement les dates, mais grosso modo, nous devrions y être pour début juin.