15 novembre 2007

Y’a quelqu’un ?

Mmmh, plus de mise à jour depuis début juin, mais que se passe-t-il ? Rien de grave rassurez-vous. Il se passe que ce blog semble arrivé en fin de vie, nous n’avons plus spécialement besoin ou envie d’y poster des nouvelles, sans doute parce que la phase de découverte du pays et d’installation est passée.

Vous savez sans doute que j’ai la manie des blogs, alors je ne vais pas laisser mes fidèles lecteurs orphelins. Si vous voulez suivre nos aventures, allez donc faire un tour sur mon blog à moi, Le Blog à manivelle. J’y raconte un peu de tout de ma vie, y compris mes aventures d’expatriée et de maman, donc vous ne serez pas trop dépaysés. A bientôt ?

04 juin 2007

Le mini marathon de Dublin

Aujourd’hui se courait la 25ème édition du mini marathon de Dublin, une course féminine de 10 kilomètres qui a lieu chaque premier lundi de juin, jour férie en Irlande (ou June Bank Holiday). J’étais de la partie, et je suis très fière d’avoir participé à cet événement avec 39 999 autres femmes de tous les âges et de toutes les régions d’Irlande. Quelques hommes s’étaient également glissés dans le peloton, subtilement déguisés en ladies à l’aide de perruques roses ou vertes, de robes criardes et de ballons. J’en ai même vus certains avec un dossard, ce que je croyais impossible, le règlement stipulant clairement que la course est réservée aux dames.

La plupart des coureuses portent les couleurs d’une association caritative de leur choix et elles se font sponsoriser, c’est-à-dire qu’elles trouvent des donateurs et lèvent ainsi des fonds pour la bonne cause. Le parcours se fait au choix en courant ou en marchant, le tout étant de participer et de profiter de la bonne humeur qui règne sur le parcours. Je n’ai pas couru aussi vite que j’aurais voulu mais je suis ravie de l’expérience.

Pour illustrer ce billet, voici une photo du contenu du sac cadeau que j’ai reçu avec mon dossard. Si on comprend aisément la présence du déodorant ou des barres énergétiques, je n’ai toujours pas bien compris pour les bonbons Haribo, le sel sans sel ou les tablettes pour lave-vaisselle.

29 mai 2007

Un an !

Le 19 mai dernier nous fêtions la fin de notre première année en Irlande. Pour l’occasion nous avons invité quelques amis autour d’un barbecue. Une poubelle de glace pour tenir la bière au frais, quelques ballons aux couleurs du drapeau irlandais, et tout est prêt. Le barbecue irlandais consiste à organiser un barbecue en faisant comme si le temps s’y prêtait, tout en se préparant psychologiquement à avoir recours aux plus divers stratagèmes en cas de pluie (rapprocher le barbecue de la porte pour pouvoir surveiller la viande qui cuit sous le couvercle du barbecue sans avoir à se mouiller, utilisation du four, régime végétarien…). Nous avons eu de la chance car la pluie s’est arrêtée quelques heures juste pour nous, mais la température n’a pas permis aux braises de survivre bien longtemps.



A la fin tout le monde était bien fatigué, et le Petit Poney tenait une bonne cuite. Merci a tous ceux qui ont partage cette soirée avec nous. Et nous revoilà repartis pour une autre année !

15 mai 2007

Concours Eurovision

Hier matin le sujet principal de conversation était bien entendu la finale du concours Eurovision qui a eu lieu samedi soir à Helsinki. Pour ceux qui n’ont rien suivi, la Serbie a gagné le concours avec un chanteuse «à voix » et l’Ukraine est arrivée seconde avec une prestation pour le moins délirante (Verka Serduchka). La France (représentée par les Fatals Picards), l’Irlande (et son groupe les Dervish) et la Grande-Bretagne (mon chouchou pourtant : un délire sur le thème des aéroports et voyages en avion) arrivent bons derniers du classement.

Dans mon entourage deux questions revenaient inlassablement : qu’est-ce que les Dervish sont allés faire dans cette galère et qu’est-ce que c’est que ce groupe français bizarre. Il faut dire que les participants irlandais ont présenté une chanson de qualité, de la vraie musique, à croire que les irlandais sont parmi les derniers à prendre ce concours au sérieux. Sur RTE2 FM, les débats allaient bon train pour trouver pourquoi l’Irlande a fait un si mauvais résultat : les votes téléphonés aux pays amis, la prestation du groupe, le niveau général du concours...

Bref en Irlande le concours Eurovision est une affaire. Un autre facteur qui pousse les irlandais à suivre le concours en masse est Terry Wogan, le commentateur irlandais de la britannique BBC. Officiant depuis 1980, Terry est apprécié pour ses commentaires désagréables qui empirent au fur et à mesure que la soirée avance (et qu’il a ingurgité plus de cocktails, dit la légende). Je dois dire que nous n’avons pas été déçus, et je suis sure que nous ferons tout pour ne pas manquer le concours Eurovision l’an prochain.

30 avril 2007

Le stress du sandwich


Vous le savez tous, l’aisance au moment de la commande d’un sandwich est le signe d’une adaptation réussie dans le pays d’accueil. Il me semble que je ne suis pas encore parfaitement « adaptée ».

Ici le sandwich est une institution quand vient l’heure du déjeuner (plutôt vers 13h30 que midi pile soit dit en passant). On trouve tout un tas de magasins de sandwichs et il va de soi qu’un sandwich préparé sous vos yeux avec de bons ingrédients frais est meilleur que son équivalent sous cellophane. Mais quel stress, quelle épreuve avant de mordre à pleines dents dans un BLT (Bacon Laitue Tomate) toasté à point.

D’abord il semble que les menus n’ait d’autre utilité que la décoration de l’échoppe. Si vous pensez pouvoir vous en sortir en jetant au vendeur un des noms affichés au dessus du comptoir en comptant sur le fait qu’il saura bien quoi mettre dans le sandwich, vous faites erreur. 4 fois sur 6 il faut détailler les ingrédients malgré tout. Les habitués et les natifs du pays m’impressionnent toujours quand ils énoncent leur commande comme s’ils étaient nés dans une boutique de sandwich, avec l’aplomb de celui qui sait exactement ce qu’il veut manger.

Un autre problème vient du fait que les bacs contenant les ingrédients ne portent pas d’étiquette. Pour peu que vous ne soyez pas au fait des 12 354 façons de préparer le jambon, attendez-vous à une humiliation du genre «oui mais quel jambon vous voulez » accompagnée d’un regard de vrai mépris. Il semble aussi que les vendeurs aient interdiction d’expliquer ce que contiennent les bacs. Et pour une raison qui m’échappe, tous les ingrédients de sandwichs sont physiologiquement imprononçables pour une bouche française : cucumber (concombre), lettuce (laitue), cajun chicken (poulet à la cajun) sont autant d’ennemis du déjeuneur français pressé. Conseil d’amie : pointez le doigt au hasard vers les ingrédients dont la couleur vous plaît. J’appelle ça le Random Sandwich (sandwich au hasard), c’est parfois très bon.

Il me semble aussi que tout se passerait mieux si les vendeurs étaient plus compréhensifs. Je veux dire, si les vendeurs me comprenaient mieux. Pour commander un bête sandwich je dois en moyenne faire répéter 3 fois la personne qui me sert et elle doit elle-même me faire répéter trois fois. Et à chaque fois je passe en caisse rouge jusqu’aux oreilles avec un sandwich à la composition moyennement satisfaisante.

Mon objectif (pour 2009): commander un sandwich « poulet-tomate-coleslaw-concombre au pain complet toasté » d’une traite, sans hésiter et sans me faire interrompre d’un « oh mais vous êtes française ».

26 mars 2007

Week-end printanier

Le week-end dernier fut le premier moment de vrai printemps. Le soleil et la douceur de la température ont mis tout Dublin dehors, les pelouses des jardins publics ont retrouvé leur public et même les lunettes de soleil étaient de sortie. Au programme pour nous : méga séance de toboggan à Herbert Park, apéritif dans le jardin et grande promenade à Saint Stephen’s Green. Mais voyez plutôt :



20 mars 2007

C’était comment ce week-end ?

Nous avons passé le week-end prolongé de la Saint-Patrick (lundi dernier était férié car la 'vraie' Saint Patrick tombait le samedi) dans la région de Bunratty, county Clare (au sud-ouest de l’Irlande). Même si après coup j’en garde un souvenir ému, je dois dire que certains moments furent éprouvants. Heureusement que mon couple en ressort plus uni, sinon ce week-end n’aurait servi qu’à engraisser les fabricants de lingettes.

Voici pêle-mêle quelques traits de ce court voyage :

  • la région de Limerick est assez pluvieuse;

  • certains enfants de moins de 2 ans sont malades en voiture, même après un trajet de moins de 15 minutes;

  • la grêle fait pas mal de bruit en tombant par terre

  • les corbeaux n’utilisent pas d’équipements tels que les sanitaires et font donc leurs besoins à peu près n’importe où;

  • les gens ont tendance à vouloir manger plusieurs fois par jour, y compris le soir et même s’ils se rendent bien compte que nous avons nous-mêmes du mal à trouver une table et qu’ils feraient mieux d’attendre leur tour, ah les gens.

16 mars 2007

Saint Patrick et fête des mères

Demain (17 mars) c’est la Saint Patrick, la fête national irlandaise. C’est l’occasion d’un festival de plusieurs jours à Dublin, avec drapeaux dans les vitrines et aux balcons, feux d’artifice, musique et grande parade. Mais on ne pourra pas trop vous en parler parce que nous profitons du week-end prolongé pour aller faire un tour dans le county Clare. Certains dublinois nous ont dit que c’était une bonne idée de fuir la ville ce week-end, tellement elle sera bondée de gens venus du monde entier pour fêter Paddy’s Day. On est surtout ravis de l’escapade parce que c’est notre première virée hors de Dublin depuis notre arrivée en Irlande. Nous sommes même extrêmement impatients parce que ce seront aussi nos premières vraies vacances en famille en voiture, avec les parents devant qui s’énervent sur les cartes routières et l’enfant derrière qui râle parce que le voyage n’en finit pas.


Á propos de grande premières, dimanche (18 mars) c’est la fête des mères en Irlande. J’ai donc reçu aujourd’hui mon premier collier de nouilles officiel. Les filles de la crèche font légèrement comme si c’était Maïa qui l’avait fait toute seule, mais j’imagine qu’elles ont bien aidé. Quoi qu’il en soit il est très beau, dans les tons oranges, avec des petites nouilles et quelques abricots secs

12 mars 2007

Notre maison

C'est vrai que nous sommes installés depuis bientôt 5 mois, voici enfin des photos de notre petite maison. Tout d'abord la façade. C'est un cottage qui fait partie d'un ensemble de beaucoup d’autres cottages (30 ? 40 ?), tous de plain pied et tous "attachés" les uns aux autres, dans un style bien local:


Ensuite la cuisine, la plus grande et la plus agréable pièce de la maison, qui est une extension du bâtiment initial. Comme souvent ici, les murs de l'extension ne sont pas isolés, et comme le fond de la pièce est vitré, c'est une pièce difficile à chauffer. Mais aussi très claire grâce au puits de jour:

Petite curiosité, notre chambre à coucher avec le lit en hauteur. C'est pratique tous ces rangements. On ne voit pas le Velux sur la photo, mais grâce à lui on s'endort la tête dans les étoiles chaque nuit:


27 février 2007

Une nuit à l'Opéra


Ce soir, ma femme m'a emmené au National Concert Hall pour voir A night at the opera. L'idée est de monter un spectacle à base de petits bouts de grands opéras. Pour l'occasion, j'ai mis un costume parce que c'est tout de même l'opéra. Je n'ai pas jugé utile de mettre de cravate, par contre, vu qu'on a eu les entrées à moitié prix.



Par exemple, il y avait des bouts de Carmen. Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaitre Carmen, c'est l'histoire française d'un dresseur de vaches espagnol (pas de faute d'accord à « espagnol », je parle bien de la nationalité du dresseur, celle des vaches n'ayant pu être établie car elles étaient fictives) et d'un gendarme qui marche sur les tables. Le premier rôle féminin est tenu par une fille qui connait en tout et pour tout une seule phrase qu'elle répète pendant 10 minutes à chaque fois qu'on lui adresse la parole. Étrange, mais culturel donc sans doute intéressant.

Il y avait aussi des effets spéciaux, à savoir des fumigènes dans ma face, afin que je n'oublie pas que j'étais venu accompagné d'une bronchite en plus de ma femme. Le bon côté de ma quinte de toux incessante est que j'ai presque fait la connaissance de mon voisin. Il a eu pitié de moi et m'a donné des Mentos pour que j'arrête de tousser. J'étais assez dubitatif quant à l'efficacité du traitement mais ça a à peu près marché pendant une dizaine de minutes.

Bref, une expérience tout à fait intéressante, à renouveler en été.

14 février 2007

Elastique

Petite leçon de vocabulaire : en anglais, saut à l'élastique se dit bungee jumping. Je vous en parle parce qu'en ce moment même sous mes yeux des étudiants se jettent dans le vide pour la bonne cause. Cette semaine c'est RAG week ("Raising and Giving" week, soit la semaine de collecte et de redistriubtion). Les étudiants prennent prétexte de collectes pour diverses oeuvres de bienfaisance pour faire à peu près n'importe quoi pendant toute la semaine : faire la quête en slip dans la principale rue commerçante de la ville, se battre déguisés en gros sumo gonflables, sauter à l'élastique. Et encore je suis sure que je n'ai pas tout vu...

06 février 2007

Non fumeur

En Irlande tous les lieux et établissements publics sont non fumeurs. J’entends par là pubs, restaurants, gares, bureaux, etc. Du coup les fumeurs sortent au grand jour : le soir devant les pubs, en journée au pied des immeubles de bureau ou sur les terrasses chauffées des cafés…

Le bon côté : aucune crainte pour les poumons des enfants ou aucune odeur de clope sur les vêtements le lendemain d’un diner au restaurant. Je dis ça, je suis non fumeuse depuis plus de 4 ans, je ne sais pas comment je réagirais si j’étais toujours fumeuse. Mais urtout, je ne peux pas m’empêcher de penser aux gens qui travaillent dans ces établissements et qui ne sont plus obligés de respirer la fumée à longueur de journée, qu’ils soient fumeurs eux-mêmes ou pas.

Je ne connais pas bien les statistiques sur le sujet, un fumeur m’a dit que les ventes de cigarettes n’ont pas baissé depuis l’interdiction générale, mais je ne sais pas pourquou je ne lui fais pas trop confiance…

S'habiller pour sortir

Le titre de ce billet peut paraitre idiot, je vois d’ici le lecteur exigeant : « bah quoi, les irlandais s’habillent pour sortir, la belle affaire, ils vont pas aller bosser tout nu quand même ». Mais c’est juste que le lecteur exigeant n’a pas bien saisi l’objet de ce texte. Je veux parler de cette tendance des irlandais et daises à s’habiller un peu mieux qu’au quotidien quand il s’agit de sortir au pub, au cinéma, au restaurant, etc.

Quand on se promène dans Temple Bar (quartier des pubs et haut lieu de la vie nocturne à Dublin)le vendredi ou le samedi soir, il est assez fréquent d’entendre des commentaires en français sur la tenue légère des demoiselles. On moque la brièveté de leur jupe et la profondeur de leur décolleté, on fait des allusions sur l’impossibilité de sortir vivant de cet endroit tellement on est frise la crise cardiaque à chaque nouvelle fille qui passe, etc. Bêtises de latins, en somme. Parce que les locaux ne se permettraient jamais ce genre de commentaires. Ces dames ont envie de se faire belles pour sortir, et bien soit.

Les jeunes filles ne sont pas seules concernées par ce gout pour les tenues recherchées, c’est une tendance générale en Irlande. On dégaine le smoking (d’ailleurs en anglais on dit tuxedo, la veste de smoking étant une sorte de robe de chambre censée protéger les vêtements de l’odeur d tabac) ou la robe de soirée pour un oui ou pour un non. Bien sûr les moins jeunes ne vont pas aussi court vêtus. Mais la soirée de Noel ou la remise de médailles aux employés méritants, tout est prétexte à soirée de gala en grandes pompes.

Au début c’est déroutant, il faut compléter sa garde robe, réapprendre à faire les nœuds de cravate. Mais au final c’est assez agréable de se pomponner et de s’habiller comme dans les films pour sortir.

28 janvier 2007

Le génie irlandais - Épisode II : sympa

C'est particulièrement frappant à Noël mais c'est vrai en permanence : les gens sont vraiment très gentils ici. Pendant la période des fêtes, on sent bien que tout le monde est bienveillant (certaines voitures ont même récemment tenté de ne pas nous écraser). On pourrait donner des dizaines d'exemples mais depuis presque 6 ans que nous avons commencé à nous promener ici, certains ont été assez marquants.

Notre habitude de nous perdre (à peu près aussi tenace que celle d'aller manger dans des restaurants fermés) n'a jamais été très préoccupante ici. Lorsque nous avons demandé notre chemin à un commerçant, à savoir moins de deux heures après avoir atterri pour la première fois ici, il nous a gentiment rassuré d'un « basically, you're lost » (et quand j'écris « gentiment », ce n'est pas sarcastique, c'était vraiment une façon aimable de nous dire qu'on allait sans doute mourir bientôt et qu'il en était désolé. Enfin, je crois). À part ça, la plupart des fois où nous avons bêtement ouvert un plan dans la rue, quelqu'un s'est spontanément arrêté pour nous demander si nous avions besoin d'aide. Sinon, il y a deux semaines, notre voisin est venu nous offrir une boîte de chocolats pour s'excuser par avance du bruit qu'il allait faire avec sa fête de Noël (nous avons bien entendu appelé la police à minuit pile pour pouvoir manger nos chocolats tranquillement). Et ces temps-ci, beaucoup d'inconnus nous ont souhaité un joyeux Noël ou une bonne année en nous croisant dans la rue.

D'une façon générale, on a le sentiment que tout le monde est juste gentil -- ou en tout cas très poli -- « par défaut » ce qui est toujours agréable.

Parking raisonné

À Dublin quand on se gare sur un emplacement interdit ou qu'on ne paie pas le parcmètre, on risque de se faire mettre un sabot par les services de la ville (on dit que la voiture se fait clamped). Pas de fourrière donc, mais d'élégants sabots jaunes qui semblent apparaître par magie et en moins de temps qu'il ne faut pour dire "j'm'en fous j'paie pas".

J'ai récemment remarqué que les agents "clampeurs" se déplaçaient à bord de camions de la ville au fronton desquels est portée la mention promoting sensible parking, ce qui signifie à peu de choses près promotion du parking raisonné. C'est plutôt comique, un peu comme si les contractuelles de Paris se promenaient avec un badge "Garons nous de façon raisonnable les amis".

J’ai entendu à la radio que la pratique du clamping allait être étendue à d’autres villes d’Irlande, sans doute pour que toute la population puisse goûter aux délices du parking raisonné…

17 janvier 2007

Et gloups

Voilà, nous ré-émergeons enfin du vide cyber sidéral. Nous avons bien emménagé dans notre cottage fin novembre, mais il a fallu environ deux mois pour retrouver des conditions de vie normale, c'est-à-dire le téléphone et internet. Nous sommes donc de retour, et promettons (d’essayer) de reprendre un rythme normal de mise à jour de ce blog.

07 novembre 2006

Déménagement

On vient tout juste de trouver une maison de taille raisonnable pour déménager ! À moins qu'une catastrophe se produise, ça devrait être validé demain. C'est un cottage à Donnybrook qu'on a visité ce soir. Pour résumer, c'est à côté d'un très chouette parc (Herbert Park), il y a un jardin avec un barbecue, une grande cuisine-salle-à-manger tout à fait charmante, des cheminées où on a le droit de faire du feu, plein de rangements, des fenêtres dans le plafond un peu partout pour avoir des pièces bien lumineuses (à vérifier, vu qu'on a visité de nuit), une deuxième chambre trop petite pour notre fille, un salon qui est fait un peu n'importe comment et une distance par rapport au centre ville qui tend à s'allonger par rapport à notre appartement actuel.

Autant dire que c'était le coup de foudre et qu'on est très contents et impatients d'avoir les clefs. On devrait déménager à la fin de la semaine prochaine. Normalement.

04 novembre 2006

Panorama

Voici la vue que l'on a depuis mon bureau du 5eme étage. Pas mal quand-même.



En gros, j'ai vue sur la rive sud de la Liffey, la partie entre Temple Bar et Camden. Et au loin je vois la cheminée de la distillerie, et d'autres choses que je ne reconnais pas. Par contre les deux caractéristiques du paysage dublinois sont bien représentées : les églises et les grues.

03 novembre 2006

Mon gobelet de café dans la rue

Un aspect du mode de vie irlandais qui me plait, c'est cette manie de se promener partout avec des gobelets de boisson chaude. Les irlandais partagent cette habitude avec les anglais et les américains du nord me semble-t-il. Toujours est-il que j'adore me promener avec un café bien chaud dans la rue, en le sirotant doucement, ou rapporter un thé à mon bureau que je mets des heures à boire.

Au début je me brulais la langue et les doigts. Mais j'ai appris à utiliser les accessoires qui viennent avec le gobelet, et tout va beaucoup mieux. Voici une petite explication, illustrée par une photo que j'ai prise ce matin même au bureau (vers 8h47 en fait).

1 : Le couvercle, avec bien-sûr un petit trou pour laisser passer le liquide. Le challenge numéro 1 est de ne pas se bruler la langue en buvant. Avec l'habitude, on y arrive, enfin je pense surtout que c'est la langue qui s'habitue à être brulée. Le challenge numéro 2 est de ne pas balancer du café partout en marchant. La aussi quelques jours de pratique et on est fin prêt pour une partie de montagnes russes avec un café à la main. Certaines enseignes posent des petits autocollants sur le trou du couvercle, et clament fièrement qu'elles luttent contre les éclaboussures. Mais avec ce système il n'est pas très facile de boire, donc ce n'est qu'un argument marketing fallacieux.

2 : La bague en carton pour ne pas se bruler les doigts. In-dis-pen-sable. Certaines enseignes n'en proposent pas, il faut donc les boycotter (je peux vous donner les noms sur simple demande sans accuse de réception). Il existe une variante où le gobelet est fait en une sorte de carton double de polystyrène. Ca fonctionne bien aussi, mais je trouve ça moins folklorique.

Quant au contenu du gobelet, je n'en parlerai pas ici. Je sais que notamment le café est un sujet cher aux français. Cela fera donc l'objet d'un article à part, histoire de pouvoir traiter le sujet comme il se doit. Mais je peux déjà vous donner une opinion en avant-première : j'aime bien le café qu'on boit en Irlande.

24 octobre 2006

Prénoms irlandais

Certains prénoms irlandais sont très jolis à entendre, et n’en sont que plus charmants d'exotisme quand on les voit écrits. Je vous livre ici mes préférés (que des noms de filles, désolée) :
- Aoife, se prononce quelque part entre "ifai" et "ifeu",
- Sióbhan, se prononce "chivaun",
- Gráinne, se prononce "gronia",
- Niamh, se prononce "niv".